Vous avez construit votre monde

Voici la deuxième leçon de la grenouille orange. Au fil des semaines, vous en découvrez dix. Pour en savoir plus, visitez www.lagrenouilleorange.com.

 

Savez-vous combien de renseignements votre environnement vous transmet chaque seconde? Des millions.

 

Et si vous deviez tous les prendre en compte, votre cerveau subirait une surcharge cognitive et cesserait d’être fonctionnel. Selon les experts, en fait, vous ne percevez que 1 % de ce qui vous entoure et c’est déjà assez.

 

Et comment choisissez-vous ce que vous percevez? Au fil du temps, votre cerveau a construit un mécanisme semblable au filtre antipourriel de votre logiciel de courriel. Ce qui ne vous intéresse pas est ignoré. Ce qui vous intéresse se retrouve dans votre boîte de réception et c’est ce qui finit par constituer votre réalité.

 

Ainsi, si vous avez programmé votre filtre antipourriel pour ne percevoir que ce qui va mal dans votre monde, c’est ce que vous percevez au bout du compte. Le reste, vous l’ignorez. Et vous pouvez ainsi constater, chaque jour, que votre monde est négatif et que les choses iront probablement en s’aggravant.

 

Vous connaissez sûrement des gens qui ont construit leur monde de cette façon. Proposez-leur une idée, aussi fantastique soit-elle, et ils vous défileront rapidement toutes les raisons qui font qu’elle n’a aucun sens. Ils ne réagissent pas ainsi dans le seul but de vous décourager. C’est ce qu’ils perçoivent. Leur monde est un univers de dangers et de malchances. Et parce qu’ils le voient ainsi, ils provoquent les catastrophes qu’ils auraient pu éviter.

 

Par exemple, si vous vous dites avant une rencontre qu’un client sera forcément désagréable, il est probable que vous percevrez tout ce qui, à vos yeux, le rend effectivement insupportable et vous aurez moins envie de conclure une entente avec lui.

 

À l’inverse, il y a des gens qui ont choisi de percevoir ce qu’il y a de bon dans leurs univers. En raison de leur filtre antipourriel, ils bloquent les problèmes, les difficultés et refusent de voir l’échec. En conséquence, ils redoublent d’efforts, ne se laissent pas abattre, vont de l’avant et atteignent leurs objectifs. Ils ne considèrent pas que les premiers échecs signifient que leur projet est irréaliste; ils supposent qu’ils doivent s’y prendre autrement pour le réaliser.

 

Prenez conscience de ce que les paragraphes précédents signifient: vous avez créé l’univers dans lequel vous vivez et vous avez le pouvoir de le changer si vous le souhaitez. Il vous suffit de modifier votre filtre antipourriel. Pour cela, un peu de volonté et de conscience suffisent. Vous avez le choix.

 

Qu’allez-vous décider de percevoir aujourd’hui? Les obstacles ou les possibilités? Les menaces ou les occasions? Tournez vos antennes vers les possibilités et vous ferez passer votre antipourriel à l’orange. Dès lors, les choses deviendront plus faciles et les obstacles ne vous apparaîtront plus comme étant impossibles à franchir.

 

Dans le fond, votre attitude constitue un levier qui vous permet de soulever le monde. Votre point d’appui, c’est la confiance que vous nourrissez en votre capacité à venir à bout des embûches. Déterminez bien votre point d’appui et aucun obstacle ne vous résistera!

 

Vous avez construit votre monde… mais vous pouvez le reconstruire à votre guise. Changez de lentille. Attardez-vous à ce qu’il y a de beau autour de vous. Concentrez-vous sur les possibilités plutôt que sur les obstacles.